Peppermint

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Sortie : 12 septembre 2018

Vu en : version originale sous-titrée

Ma critique :

« Par le réalisateur de Taken »… il n’en fallait pas plus pour me donner envie d’aller voir « Peppermint » au cinéma. Et le moins qu’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçue !

L’histoire est celle de Riley North, une mère de famille dont le mari et la famille ont été assassinés par les membres d’un cartel de drogue. Brisée par l’issue injuste de leur procès, dans un environnement judiciaire gangrené par la corruption, Riley décide de prendre les choses en mains. Après s’être retirée pendant cinq années passées afin de s’entraîner, elle revient pour abattre un à un les responsables du drame de sa vie.

Comme vous pouvez le lire, « Peppermint » ne brille pas par l’originalité de son scénario. Les histoires de vengeances, il y en a à la pelle, que ce soit dans les films (« Death Wish », « Gladiator », « The Punisher ») ou les séries télévisées (« Revenge »). Toutefois, les vengeances menées par des femmes sont plus rares (« Kill Bill »). Et quelle femme ! Onze ans après « Le Royaume » avec Jamie Foxx, Jennifer Garner fait un retour tonitruant dans le domaine des films d’action. Elle incarne Riley North à la perfection : mère de famille aimante, veuve éplorée et enfin tueuse surentraînée, l’actrice maîtrise chacune des facettes de son personnage. Pour être crédible dans sa quête sanglante, l’actrice a dû suivre un entraînement intensif : musculation, krav maga et boxe étaient au programme. Elle a également suivi une formation auprès des Navy SEALs afin d’apprendre à manier les différentes armes qui composent l’arsenal de Riley North.

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« Peppermint » est un thriller efficace et captivant. Le manque d’originalité de son scénario induit évidemment un aspect hautement prévisible mais celui-ci n’est pas gênant tant le film est divertissant. Pierre Morel nous régale avec des scènes d’action généreuses et savamment chorégraphiées. A cela, s’ajoute une touche d’humour caustique, voire sadique, appréciable. Plusieurs scènes sont véritablement mémorables. On note d’ailleurs une référence à la scène mythique de « Taken » lorsque Riley se cache sous un lit puis en est violemment extirpée par l’un des membres du cartel.

Seul bémol : « Peppermint » manque d’un méchant à la hauteur de son héroïne de haut vol. En effet, les hommes de main qui ont assassiné le mari et la fille de Riley sont physiquement plus intimidants que le chef du cartel lui-même. Il manque quelque chose à l’acteur Juan Pablo qui l’incarne. Les similitudes avec Pablo Escobar (cartel de drogues, corruption, maison-forteresse, serviteurs dévoués, femme et enfant) sont bien visibles mais elles ne suffisent pas à inscrire ce personnage durablement dans notre mémoire, ou même à nous effrayer pendant la durée du film.

Ma note : 16/20