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Sortie : 15 novembre 1989

Titre original : When Harry met Sally

Vu en : version originale sous-titrée

Ma critique : « Quand Harry rencontre Sally » est une comédie romantique américaine qui se déroule à New York. Son personnage principal est un jeune homme cynique et névrosé. Contrairement à ce que pourrait laisser penser son ton affirmatif, il se pose beaucoup de questions sur l’amour, le sexe et les relations hommes-femmes en général. Harry est en effet persuadé que l’amitié homme-femme n’existe pas et il prend un malin plaisir à détailler ses arguments sous la forme de tirades débitées à toute allure. Ce film a tout d’une œuvre de Woody Allen, mais il n’en est rien. Il est réalisé par Rob Reiner, à qui l’on devra par la suite « Une Vie à Deux » avec Bruce Willis et Michelle Pfeiffer.

« Quand Harry rencontre Sally » est l’histoire d’une rencontre, celle de Sally Albright (Meg Ryan) et Harry Burns (Billy Crystal). Pour nous autres spectateurs, la question n’est pas de savoir si Sally et Harry vont tomber amoureux, mais plutôt quand. La bande originale, très réussie, est en effet riche en indices. La chanson du générique d’ouverture n’est autre que « It had to be you » de Frank Sinatra. Elle est suivie de « Our love is here to stay » de Louis Armstrong et Ella Fitzgerald, qui rythme la première scène du film. Dès le début, il est donc clair que les deux personnages principaux sont faits l’un pour l’autre.

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Sally et Harry ne vont pas se rencontrer une fois, mais plusieurs fois au cours d’une dizaine d’années. Chacune de ces rencontres marque le début d’un nouveau chapitre de leur vie. Le réalisateur Rob Reiner illustre cela intelligemment : il entrecoupe le récit de témoignages de couples âgés qui nous racontent comment ils se sont rencontrés. Chaque interview annonce implicitement le prochain tournant que va prendre la relation de Sally et Harry.

Cette prévisibilité est assumée et n’est en rien gênante, tant le scénario est riche en péripéties divertissantes. On doit cette pépite à Nora Ephron, auréolée à juste titre du BAFTA Award du meilleur scénario original. On savoure ses dialogues croustillants et on se délecte du jeu du chat et de la souris auquel s’adonnent Sally et Harry. Là encore, la bande originale vise juste et décrit parfaitement ces chamailleries dans la chanson « Let’s call the whole thing off » de Louis Armstrong et Ella Fitzgerald : « You like potato and I like potahto. You like tomato and I like tomahto. Potato, potahto, tomato, tomahto. Let’s call the whole thing off. But, oh, if we call the whole thing off. Then we must part. And, oh, if we ever part, then that might break my heart.”.

Meg Ryan et Billy Crystal sont parfaits dans leurs rôles respectifs. On s’attache d’autant plus à leurs personnages que l’on suit leur progression sur plusieurs années. Si Harry demeure plus ou moins le même de 21 à 33 ans, l’évolution de Sally est fulgurante. Au début du film, alors qu’elle entre dans un restaurant, la jeune femme est immobilisée par la gêne après avoir dit haut et fort « It just so happens that I have had plenty of good sex. ». Quelques années plus tard, la même Sally simule un orgasme, sans aucun complexe, au beau milieu d’un autre restaurant. Evidemment, cette scène est instantanément devenue culte. En conclusion, « Quand Harry rencontre Sally » nous émeut, nous fait sourire et nous fait réfléchir à une question chère aux comédies romantiques : l’amitié homme-femme existe-t-elle ?

Ma note : 15/20